Récit de campagne : Les éthérées d'Avelorn

Background ou pourquoi une armée est levée

Modérateur : Modérateurs

Répondre
Avatar du membre
Alathenar
Passionné
Passionné
Messages : 693
Enregistré le : lun. 27 sept. 2010 11:30
Localisation : Manche-Calvados

Récit de campagne : Les éthérées d'Avelorn

Message par Alathenar » lun. 27 sept. 2010 11:56

Telle une éthérée ,Evólia avançait parmi les fougères et les ronces des sous bois déployant toute sa grâce et sa volupté. Douce et légère comme la brise, elle s'enfonçait dans l'antique bosquet, qui aux dires des plus anciens de ses semblables renfermait la sagesse et le flegme de centaines de vies aux contours immuables et incertaines. Mais les bois d'Avelorn renfermait une atmosphère bien particulière qui attirait bien au delà des frontières du royaume elfique. Nombre de pèlerins en vérité, s'enfonçaient tels des voyageurs au long cours dans la brume verte pour en revenir changés à jamais.
Evolià, malgré son jeune age, sentait tout le poids que la forêt faisait peser sur elle et, tourbillonnant dans sa robe de soie, elle sentait le fardeau de la rosé qui sur son voile, la freinait comme un ultime appel de la foret protectrice. Elle pouvait sentir la chaleur humide et suffocante de l'ancien marais qui voulait mettre un terme à sa danse frénétique. Mais la fée de ces bois, dans une valse hypnotique balançait ses pieds nus de l'ombre à la lumière, agitant ses grelots, transcendant ainsi le calme sylvestre.
Et les arbres la regardaient. Les hêtres, les chênes et le grand saule qu'elle aimait tant, l'observaient d'une attention tendre et inquiète. Les longs monologues interrogatifs de la jeune nymphe, la langueur de ses prières manqueraient au roi du bosquet.
Elle s'arrêta soudainement et son offrande au vieux saule prenait tout son sens. Ses membres noueux donnait l'impression de se mouvoir sensiblement et le saule, pleurant sur le sort de sa jeune amie faisait couler ses larmes verte sur la nuque de la danseuse.

Il fallait partir, un objet venu du ciel s'était échoué dans de lointaines contrées du vieux monde, et la reine éternelle comptait sur le savoir de ses sujets pour offrir à Ulthuan son du. Ce don céleste, aux dires de la souveraine d'Avelorn pouvait être salvateur pour les royaumes elfiques mais destructeur pour la race des hommes, qui ne pouvaient déchiffrer les messages des Astres. Les elfes avaient une fois de plus le pesant devoir de protéger les inférieurs contre leur propre gré et Evolia, favorite de la gardienne de la fertilité se devait, malgré les complaintes de son père de partir pour un monde où le désordre règne sans fin.

Dans la clairière, où l'été est éternel, La dryade vêtue d''un blanc immaculé observait maintenant le soleil dont les roses rayons léchaient maintenant seulement la cime des arbres. Prise d'une tristesse familière et quotidienne, elle souhaita bon voyage au disque de vie qui allait sous peu s'enfoncer dans les ténèbres. Décidant alors de rebrousser chemin, elle détacha sa longue chevelure et offrit au vieux saule le long ruban Bleu qu'elle avait reçue il y a fort longtemps, le jour de sa naissance. L'offrande était cette fois si momentanée. Le viel arbre en effet, refusant le présent de la magicienne, se défit aussitôt du tissus azur, virevoltant dans la pénombre.
Le calme régnait malgré tout dans le campement de l'ost que Evolia, dépourvue de culture guerrière se devait de conduire dans le vieux monde. La servante de l'élue de la Terre Mère se déplaçait dans cette petite cité ou se dressaient des dizaines de pavillons de soie multicolores. Des lumières féeriques dansaient dans l'obscurité auréolant l'aura de blancheur des eldars, qui pour la plupart pensaient partir pour ne jamais revenir.

---------------------------------

Evolia adossée contre un arbre centenaire encore épargné par l'avidité des hommes du pays, enroulait nonchalamment des mèches de sa chevelure autour de son index. Songeant à tous ces elfes qui reposaient maintenant sur le champ de bataille, elle était atteinte d'une profonde mélancolie et d'une haine indéfinissable pour ceux qui étaient morts une seconde fois.
Avelorn n'était pas en effet le seul royaume à s'intéresser au cadeaux des astres dont tous les habitants du vieux monde avaient entendu parler. Et, dans sa quête du présent céleste, Evolià représentante de la reine de la fertilité avait du faire face dans un premier temps à l'opiniâtreté d'une comtesse venu d'un pays fort peu connu des éldars et ou il ne fait pas bon vivre.. Ce pays était à fortiori un royaume de morts vivants et de vampires, serviteurs du mal et source du désespoir.
La magicienne servante des disque solaire et de la lumière avait un moment cru défaillir face à l'ombre rampante sur les colline et les forets du vieux monde. ¨Postée sur une des dernières hauteur des monts gris, elle avait dans un premier temps senti le poids et la chaleur de l'air sur son corps, puis avait ressenti le froid de la mort devant elle alors que la brume recouvrait la plaine environnante. Les eldars qui avaient dans un premier temps occupé un sanctuaire antique et malsain s'étaient donc repliés au dessus de la brume et près des forets.
Mais l'ombre approchait inlassablement et Evolia, abandonnant l'idée d'une retraite en ordre, plaça sa baliste et ses arcs longs sur le flanc des collines alors que ses gardes maritimes défendaient la voie des monts gris, sous la protections des arbres. Progressivement, et avec un flegme surprenant, les elfes se mirent en rang pour défendre leur dame. Il s'éleva alors sur le calme macabre de la plaine et dans le gris de la brume une série de hurlements de douleurs et de haine. La Comtesse de Sylvanie avait réussi à rattraper les elfes en les contournant de 20 lieux et venait de déversser la rage de l'outre monde sur les fils des Anciens.

Transpercants les nuages de perles grises qu'ils avaient fait tombé sur la plaine, les morts vivant foncèrent sur les lignes d'Evolià avec une célérité propre au Belles Gens et, en un éclair, une horde de goules était sur le centre de l'armée elfique constituée d'un régiment de lanciers et de gardiens de la flamme. Des nuées d'Éthérés avançaient quand à elles sur la colline, ilot de verdure dans la brume. Se jouant du terrain et des obstacles, ceux ci arrivèrent sur les pauvres diables qui avaient à peine eut le temps de lancer quelques flèches. La baliste de l'ost était déjà réduite au silence. La comtesse maléfique quand à elle harcellait les elfes des sorts les plus sombres alors qu' Evolià déstabilisée, n'arrivait ni à dissiper les horribles incantations de la sorcière ennemie, ni à catalyser les vents de magie. Le désespoir, en elle laissait déjà presque place à la résignation alors que les gardes maritimes, sur l'aile droite de la scène restaient, sous les regards bienveillants des hêtres, maitres de leur destin, martelant squelettes et autres zombies de leurs carreaux.

De façon assez prévisible, la colline ou Evolià faisait face aux nuées de spectres lâchait prise, mais le centre et l'aile droite des lignes d'Avelorn tenaient bon. Le combat malgré tout, tournait nettement en faveur des sans vies.
Evolià encore plus pale que d'ordinaire ordonnât alors à ses cavaliers de se frayer un chemin vers la comtesse qui lui procurait tant de souffrances.
Sachant qu'elle envoyait ses chers chevaliers à un piètre destin, elle tenta de rassembler l'énergie qui lui restait pour toucher mortellement sa rivale et dans un éclair aveuglant réussit à briser la gemme ensorcelée qu'elle arborait sur sa poitrine. Mais la violence de l'incantation fut telle que la nymphe d'Ulthuan fut projetée inconsciente aux portes de la mort.

Les princes dragons, cavaliers nobles et tenaces arrivèrent à ce moment même au contact de la comtesse Vampire et de ses gardes de la crypte et, dans un élan de courage et de fierté la blessèrent gravement au torse. La furie, contrainte à la fuite abandonna alors ses sujets à leur destin. Les dragons de Calédor n'avaient pas encore réalisés qu'ils avaient sauvés les elfes d'une destruction certaine, mais déjà, l'armée de chair d'os et de lambeaux se disloquait d'avantage. A vrai dire, la panique était telle dans les rangs ennemis que l'armée de sylvanie dans le chaos le plus complet perdait toute cohérence. Des régiments entiers, dans un spectacle macabre se métamorphosaient progressivement en de vastes cimetières à ciel ouvert, en d'immenses fosses communes ou les corps déjà pétrifiés étaient recouverts de haillons.
Malgré tout, les spectres de la comtesse défaite continuaient à provoquer la panique dans les rangs d'Evolià et alors q'une Banshee massacrait une vingtaine d'elfes, la princesse d'Avelorn, toujours prisonnière des limbes et proche de la mort, voyait dans un moment de lucidité les spectres dévaler la colline vidée de toute vie. Flottant sur l'herbe, les éthérés, arrivèrent sur la magicienne à demi consciente. Un froid hivernal s'empara de tous ces membres et Evolià une dernière fois, s'enfonça dans les abysses glacées...

En réalité, la nymphe d'Avelorn se remit assez vite de son malaise et ne s'en trouva que légèrement blessée. Les spectres en effet, avant de l' atteindre s'étaient dissipés dans un hurlement strident.

Calmée par l'étreinte réconfortante du veille hêtre contre lequel elle était adossée, Evolià dont les doigt délicats étaient toujours plongés dans la mer diaphane de ses cheveux lutait contre le sommeil et le vide. Un archer vient alors également s'adosser contre les flancs de l'arbre. ennuyée et honteuse de sa faiblesse, Evoilià s'empressa de se se redresser et d'une hauteur qui lui était propre demanda :
- " Mais qui êtes vous l'ami, et quelles sont ces familiarités ?"
- " Il m'a fallut en effet bien du courage pour venir à vous noble dame, répondit le roturier, mais il me tardait trop d'avoir de vos nouvelle ! Je suis Alathenar d'Ellyr, c'est moi qui vous ai réanimé".

---------------------------------------
Alathenar, archer de l'Ost de la dame Evolia d'Avelorn à Arcaneus fils de Elder de d'Aetaine, salut !

Mon très cher cousin, c'est avec la plus grande tristesse que je dois t'avouer que malgré l'espoir que les eldars ont en la reine éternelle et en son envoyée, les choses ne se passent pas sur le vieux monde, comme prévu. Nous avons en effet récemment essuyé un revers qui met ici tout le monde dans un désarroi total. Notre dame, dont la jeunesse et la vigueur ne semble pas s'être altérée succombe ces derniers temps à une mélancolie maladive et, malgré la détermination des mes confrères à lui redonner espoir dans la force du bien et de l'ordre, son âme est aussi livide que les spectres que nous avons il y a peu de cela affrontés.

Encore grisée par la victoire dont elle nous a gratifiée face à l'armée des morts que nous avons croisés il y'a de cela un mois, Evoila la verte commença à changer de couleur quand notre avant garde de patrouilleurs vint la rejoindre pour lui dire que des Lustriens avançaient sur nous avec des intentions belliqueuses. Rien ne pu la consoler. Ces êtres, créatures des anciens qu'elle affectionne, créatures proches de la flore et des dieux, dont elle à longuement étudiés les us fonçaient sur l'ost bleu avec une détermination sans faille. Détermination que la princesse du bois sacré, qui ne possède aucune formation martiale, s'est dans un premier temps refusée à comprendre.

C'est donc avec beaucoup de peine qu'elle nous donna les directives à suivre pour la bataille à venir. Sans conviction donc, nous faisions face à la mort alors qu'Evoila ne voyait que la vie devant elle.
Les Lustriens, de leur coté étaient très bien préparé au combat, et, aux dires des prisonniers que nous avons ramenés avec nous, attendaient d'agir depuis plus d'une décennie. Cependant, nous tenures bon. Des meutes de salamandres nous surprirent dans un premier temps et, alors que nous nous efforcions à transpercer de nos traits l'épaisse cuirasse écailleuse des Lustriens, nos régiments de lanciers devaient repousser les flammes de leurs lances impuissantes. Le gardiens de la flammes firent eux aussi le poids face à presque la moitié des forces ennemies mais nos pertes furent trop importantes, et Evolia doit supporter le poids de la mort de dizaines de ses frères.

Malgré tout les affrontement tournèrent à notre avantage et nos cavaliers firent finalement taire les torches animales qui causaient tant de problèmes à nos lanciers. Nous nous aperçûmes alors qu'il manquait à notre trésor une des pierres venue du ciel que nous eûmes tant de mal à obtenir. C'est aussi à ce moment que nous primes conscience des véritables intentions de Lustriens qui ne lançaient plus toute leurs forces dans la bataille. Evolià décida donc pour nous préserver de faire revenir les Eldars sur leurs pas et, la décision fut judicieuse, car les Lustriens ne nous poursuivirent pas.

Mais l'œil du malin, mon cher cousin, j'en suis sur était rivé sur nous ! Nous eumes tout juste le temps de nous reposer quand les Elyriens nous informèrent de par à leur mission ingrate que l'Ost devait se relever car les morts était aux portes de nos possessions. Evolià, déjà au courant de la venue des spectre ressentait une forte douleur à la tête, une étreinte froide et pesante selon les dires de ses servantes. Et dans une colère, dans une folie mystique, elle nous ordonna de tous nous remettre en marche et de nous jeter sur les lignes ennemies qui avaient depuis un mois eut le temps de se relever. La nécromancie je te le répète mon ami est un savoir que personne ne devrait maitriser et les hordes de loques et de haillons que nous avons que trop combattus feraient pâlir Aenarion lui même !! Toujours est il que je ne veux ni ne peux m'étendre beaucoup plus à ce sujet, notre défaite à été trop douloureuse. Nous perdîmes de bien trop nombreux hommes pour des résultats bien médiocre. Evoila elle même dans sa fureur maitrisa les vents de magie avec une réussite incroyable mais n'était pas assez forte pour mener ses sorts à terme et comme rongée par l'atmosphère qui pèse sur ces contrée, elle s'écroulait sans cesse...

Je dois maintenant te laisser à ses biens sombres paroles Arcaneus fils d'Elder, et je prends un ton grave pour te saluer, car on m'informe que je dois partir sans délais pour une destination inconnue. Mes frères d'armes aussi livides que moi pensent que nous partons encore aux champs d'honneur, peut être cette fois ci pour rejoindre nos camarades endormis ! Adieu
Répondre